Description
Avis
Score moyen 5 / 5Relater un tel crime de guerre en BD, c'était pour le moins surprenant... Et pourtant ! Cet album à hauteur d'homme s'avère réussi je trouve, on est littéralement plongé dans cette terrible journée du 10 juin 1944. On comprend, par un récit parfois fragmentaire et ponctué de retours en arrière, comment ce piège s'est refermé sur les pauvres villageois d'Oradour. Une BD poignante, elle mérite de conquérir le cœur du plus grand nombre.
Un article enthousiaste de La dernière Heure, un quotidien en Belgique, m'a donné envie de lire cet album. Le bon dessin classique de Marivain m'a séduit, la mise en scène aussi. Puis j'ai été emporté dans la terrible tragédie du 10 juin 1944, palpable dans ce récit bouleversant au crescendo impeccable. Bref, une BD terriblement poignante, nécessaire au devoir de mémoire, notamment auprès des plus jeunes, des collégiens. L'ex dernier témoin vivant de la tragédie, Robert Hébras, a transmis le relais de ce devoir à ce duo d'auteurs durant les dernières années de sa vie. Belle initiative ! Marivain et Miniac ont su fidèlement mettre en cases ce triste crime de guerre. Gages du sérieux de cette oeuvre collective, deux labellisations la parrainent, celle de l'association des familles des martyrs d'Oradour et celui du Ministère français des armées. Quel bel hommage aux infortunées victimes de la barbarie nazie, comme une salutaire leçon pour l'avenir...
Le site sceneario.com a mis en valeur l'album par une preview et publie une excellente chronique de Vincent Degache. "Avec ORADOUR, Bruno Marivain, Jean-François Miniac et Cerise signent aux Editions Anspach un ouvrage méticuleux et passionnant, retraçant le massacre d'Oradour-sur-Glane par la Division SS Das Reich. Une réussite ! Oradour, publiée à l’occasion du 80ème anniversaire de la commémoration du massacre commis par les Waffen-SS de la 2e Panzerdivision Das Reich, dans le village de la Haute-Vienne d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, est né du souhait du dernier de la trentaine de survivants de la tragédie, Robert Hébras, qui a pu lire la moitié des pages dessinées, avant de mourir le 11 février 2023. (...) Quant au massacre en lui-même, écrit Degache, Bruno Marivain le traite habilement. Sans éluder ces moments terribles, il les dessine en gardant la pudeur nécessaire, sans effet voyeuristes ou mise en scène spectaculaire et macabre. Son trait réaliste et les couleurs sobres de Cerise, oscillant dans les teintes ocres, suffisent à nous faire toucher l’indicible, sans besoin d’artifices malsains. (...) Gageons que son traitement méticuleux de la tragédie, symbole de la barbarie nazie en France, la fluidité du récit, et le réalisme du dessin sauront séduire les lecteurs. Le dossier de fin d’ouvrage signé des historiens Dominique Danthieux et Philippe Grandcoing vient compléter avec intelligibilité, rigueur et synthèse le récit, appuyé de quelques photos." (https://sceneario.com/bd/oradour/). Tout est dit, en somme.
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