In mijn dorp aten ze katten

In mijn dorp aten ze katten

Couverture Hardcover
Langue NL
Numéro ISBN 9789493471498
Collection In mijn dorp aten ze katten
Dimensions 235 x 310
Nombre de pages 56
Dimensions 235 x 310
Date de parution 23-04-2026
Précommander: 23 avril 2026 Prix BD Web: 21,95
In mijn dorp aten ze katten disponible à partir du 23 avril

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Description

Dans mon village, on mangeait des chats est une one shot graphic novel dont le titre frappe immédiatement comme un coup de poing. Avant même d’ouvrir l’album, la couverture laisse déjà deviner la tonalité de l’histoire : le regard sombre d’un garçon et l’ombre d’un boucher à l’œuvre. Les lecteurs très attachés aux chats pourront parfois se sentir mal à l’aise, même si les auteurs privilégient la suggestion plutôt que le choc gratuit.

Nous suivons Jacques, qui grandit avec sa sœur Lily dans une famille étouffante et violente. Leur mère est amère, leur père — chauffeur routier — impose son autorité d’une main de fer. Jacques souffre en outre d’analgésie congénitale : il ne ressent pas la douleur. Ce qui pourrait n’être qu’un détail médical devient ici un véritable moteur narratif, presque une arme. Jacques n’est pas un enfant qui joue encore insouciamment au bord de la rivière : il observe, analyse et réagit avec une audace froide, à la fois dérangeante et fascinante.

Lorsque Jacques et Lily découvrent dans la forêt un terrible secret du village, tout bascule. Jacques lance alors un dangereux jeu de provocation et de chantage : une partie de chat et de souris dans laquelle on préfère ne surtout pas être le chat. La conclusion est sanglante, et ce qui suit n’a rien d’un parcours héroïque : c’est une spirale descendante où survie, culpabilité et violence s’entremêlent.

Le scénariste Philippe Pelaez adopte une forme de narration particulièrement immersive : Jacques s’adresse régulièrement directement au lecteur. Cette voix off nous entraîne dans l’histoire et nous rend presque complices. Le dessinateur Francis Porcel renforce cet effet grâce à des visages très expressifs, une mise en scène sobre mais efficace et un usage de la couleur qui distingue clairement les émotions et les différentes temporalités (souvenirs et présent).

Le résultat est un album brut, oppressant mais remarquablement construit : une lecture sans concession, pas destinée aux âmes sensibles, mais idéale pour les amateurs de polar social sombre et puissant.