Description
Croisades, chaos et humour noir
Avec Knight Club, Arthur de Pins confirme une nouvelle fois pourquoi il figure parmi les auteurs les plus originaux de la bande dessinée francophone contemporaine. Connu notamment pour Zombillénium, il délaisse ici les monstres modernes et les univers fantastiques satiriques pour plonger dans un Moyen Âge peuplé de croisés, de mercenaires et de champs de bataille poussiéreux. Knight Club est un mélange explosif d’aventure, d’humour noir, de satire et d’action, quelque part entre Les Sept Samouraïs, Kaamelott et l’univers de Quentin Tarantino.
L’intrigue se déroule dans le royaume de Jérusalem à l’époque des croisades. Sérafina, une brillante forgeronne et experte en armement, tente de réunir une bande de mercenaires afin de protéger son village contre les exactions des croisés pillards. Ce point de départ apparemment simple donne naissance à une aventure trépidante faite d’egos démesurés, de situations absurdes et d’alliances inattendues.
Arthur de Pins s’amuse constamment à détourner l’image traditionnelle des chevaliers et des croisés. Ses personnages ne sont pas les héros nobles des légendes romantiques, mais des opportunistes, des marginaux et des soldats davantage préoccupés par l’argent, le pouvoir ou leur propre plaisir. Pourtant, au sein de ce groupe chaotique finit par naître une véritable solidarité. C’est là que réside tout le charme de Knight Club : derrière le cynisme et les scènes d’action spectaculaires se cache une histoire sur des individus qui apprennent à s’unir malgré leurs différences.
L’album mêle des éléments historiques à un ton résolument moderne. Arthur de Pins recourt volontairement aux anachronismes, aux dialogues percutants et à un humour très contemporain pour souligner l’absurdité de la guerre, du fanatisme religieux et des abus de pouvoir. Mais Knight Club demeure avant tout un formidable récit d’aventure, mené à un rythme effréné et animé d’un sens aigu du spectacle.
Visuellement, l’ouvrage compte parmi les réalisations les plus impressionnantes de son auteur. Son style immédiatement reconnaissable, à mi-chemin entre le dessin animé et la bande dessinée classique, acquiert ici une ampleur cinématographique. Les scènes d’action sont d’une grande fluidité, les décors imposants et les personnages semblent constamment en mouvement. Du Tarantino version médiévale.
Avec Knight Club, Arthur de Pins signe ainsi un roman graphique foisonnant qui s’amuse à bousculer les clichés historiques. Le résultat est une bande dessinée pleine d’épées, de poussière, de sang et d’humour absurde, à la fois épique, chaotique et irrésistiblement drôle.
Avis
Score moyen 5 / 5
Koninkrijk Jeruzalem, zomer 1181. De wapensmid Serafina rekruteert zeven ridders, die haar dorp zullen moeten beschermen tegen het leger kruisvaarders dat er zal passeren. Tweeëntwintig jaar geleden kwam er ook zo’n leger langs, en dat heeft dusdanig huisgehouden dat de dorpelingen er nu nog door getraumatiseerd zijn.
De huurlingen zijn van een bijzonder pluimage: een onbegrepen Schot, een sexy assassijn, een flitsende Turk, een listige non, een archaïsche Fransman, een onhandige Noorse en een dansende Tataar. Elk met een eigen vechttechniek en karakter. Niet alleen hun vijanden zullen op hun tellen moeten passen, want in wezen is niemand veilig voor deze bende – ook de andere teamleden niet.
Het verhaal bevat hilarische situaties en vele knipogen, die in een hoog tempo voorbij komen. Veel actie dus, maar ook genoeg absurdisme, vergezeld door een satirische blik op onze maatschappij. Als westerling word je even met je neus op de bloederige feiten van de kruistochten gedrukt. En dat in een tekenstijl die filmisch is en leest alsof je naar een animatiefilm kijkt, met dynamische en expressieve karakters en gezichtsuitdrukkingen. Hier wordt geactéérd, mensen! Een zeer aangename verrassing, dit stripboek! WWW.STRIPTIP.NL
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