Description
Dans la nuit de mercredi, 3 h 45, je rumine. Crise d’angoisse. Encore.
Tout hurle, tourbillonne, râpe. La peau autour de mon crâne semble se contracter sous vide. Une douleur tranchante. Tout est angoissant, étroit. Pas d’espace, pas de souffle.
Il y a quelque temps, le tonnerre et les éclairs ont éclaté dans la tête de Sabien Clement. La barre placée toujours plus haut, année après année, et la pression constante exercée sur son vouloir, son faire et son pouvoir ont fait céder le fil — le corps s’est vidé. Seul le dessin de modèle restait encore possible. Cela, oui. Heureusement.
Avec son nouveau livre Broosmoedig, Sabien Clement se fraie, par le dessin et l’écriture, un chemin vers l’œil du cyclone et hors de son burn-out, la maladie de notre époque. À la fois aussi puissant que vulnérable. Aussi honnête que pur. Aussi fragile que courageux.